mercredi 23 avril 2008


Conférence d'Al Gore à Monterrey (Mars 2008)


(Retranscription et traduction par Bruno Commère, diffusée sur la liste du RAC-F)


J'ai donné plus de 2000 fois la conférence que j'ai présentée ici il y a deux ans. Je présente celle de ce matin pour la première fois. Je ne vais donc pas chercher à mettre la barre plus haute, je vais mettre la barre un peu plus basse pour aborder ce nouveau défi.Si la religion bien comprise ne concerne pas la croyance mais le comportement, on peut probablement en dire autant de l'optimisme.Comment osons-nous être optimistes ? L'optimisme se caractérise parfois comme une croyance et comme une façon d'être. Gandhi disait : "Vous devez devenir le changement que vous souhaitez voir dans le Monde."
Et le résultat pour lequel nous souhaitons aujourd'hui être optimistes doit être engendré par la seule croyance, à la différence que cette croyanceimplique elle-même de nouveaux comportements. Je pense que le mot "comportement" est parfois mal compris dans ce contexte. Je suis un grand défenseur des lampes à basse consommation, des voitures hybrides, j'ai trois panneaux solaires sur mon toit et des puits géothermiques et tout ce genre de choses. Mais aussi important soit-il de changer nos comportements quotidiens, nous devons aussi faire évoluer la citoyenneté et à la démocratie. Pour être optimistes sur ce sujet, nous devons devenir incroyablement actifs en tant que citoyens dans nos démocraties. Pour résoudre la crise climatiques, nous devons aussi résoudre la crise démocratique… car nous en avons une.J'essaie de le dire depuis très longtemps. J'en ai pris conscience récemment grâce à une femme qui passait près de moi. Elle avait environ soixante-dix ans, l'air sympathique et j'étais assis à ma table. Elle me regardait fixement, je lui dis "bonjour" et elle me dit "Vous savez, si vous aviez les cheveux teints en noir, vous ressembleriez à Al Gore".Il y a de nombreuses années, quand j'étais un jeune parlementaire, j'ai beaucoup travaillé sur le contrôle des armes nucléaires et la course à l'armement, et les historiens militaires m'expliquaient qu'il y a trois catégories de conflits militaires : les batailles locales (le champ de bataille), les conflits régionaux et plus rarement les guerres globales, les conflits stratégiques. Et chaque type de conflit requiert des moyens, des approches et une organisation différents. Les défis environnementaux tombent dans ces trois catégories mais nous pensons le plus souvent aux problèmes locaux : la pollution de l'air, la pollution de l'eau, les déchets. Il y a aussi les problèmes régionaux comme les pluies acides mais la crise climatique s'assimile aux conflits stratégiques globaux. Tout est impacté et nous devons donc organisernotre réponse de manière appropriée. Nous avons besoin d'une mobilisation mondiale pour des moyens nouveaux et efficaces de production et stockage de l'énergie et pour une transition globale vers une économie sans carbone. Nous avons beaucoup de travail à faire et nous devons mobiliser nos ressources et la volonté politique, mais cette volonté politique doit être globalisée pour pouvoir mobiliser toutes ces ressources.Je vais vous montrer quelques photos. Sur cette vue des pôles, il manque la calotte glaciaire, il reste le Groenland. Il y a 28 ans, voici à quoi ressemblait la calotte glaciaire à la fin de l'été, au moment de l'équinoxe.
A l'automne dernier, j'ai visité le centre "Neige & Glace" de Boulder (Colorado), j'y ai rencontré les chercheurs et ils m'ont montré ce qui est arrivé au cours des 28 dernières années. La quantité de glace polaire a diminué régulièrement, 2005 fut une année record, et voici 2007 ! La calotte polaire occupe approximativement la même surface que les Etats-Unis moins l'état d'Arizona, la surface qui a disparu en 2005 était équivalente à toutes les régions à l'est du Mississipi. La quantité qui a disparu ce dernier automne occuperait la moitié des USA. Bien sur elle se reforme en hiver, mais ce n'est plus de la glace permanente, c'est une glace plus mince et plus vulnérable. La quantité restante pourrait avoir complètement disparu d'ici 5 ans. Ceci met une pression énorme sur le Groenland. Voici ce qu'on observe tout autour du cercle polaire [photos] et la quantité de neige disparue en Antarctiqueéquivaut à la surface de la Californie.J'aimerais maintenant partager brièvement avec vous l'histoire de 2 planètes. La Terre et Vénus ont presque exactement la même taille. La diamètre de la Terre fait 400 km de plus, c'est donc une taille équivalente. Elles ont exactement la même quantité de carbone mais la différence est que sur Terre, la plus grande partie du carbone a été éliminée de l'atmosphère et déposée dans le sol sous forme de charbon, de gaz naturel et de pétrole, alors que sur Vénus la plupart du carbone est dans l'atmosphère. Il en résulte que notre température est en moyenne de 15°C contre 460°C sur Vénus ! Ceci est tout à fait cohérent avec notre stratégie actuelle d'extraire un maximum de carbone du solpour l'injecter le plus rapidement possible dans l'atmosphère ! Et ce n'est pas parce Vénus est légèrement plus proche du Soleil, elle est trois fois plus chaude que Mercure qui est pourtant dans le voisinage immédiat du Soleil.Maintenant, voici une image que vous avez déjà vue, mais je la montre car je voudrait reparler en détail du climat. La communauté scientifique nous dit : "L'homme génère une pollution globale, l'envoie dans l'atmosphère et ça augmente le piégeage des rayons infrarouges". Dans le dernier document de synthèse du GIEC, les scientifiques voulaient exprimer que leur niveau de certitude était de 99%, la Chine a objecté et le compromis a été "plus de 90%". Il y a aussi les sceptiques quidisent : "Attendez ! Ca pourrait être des variations de l'énergie qui provient du Soleil !". Si c'était vrai, la stratosphère chaufferait comme les basses couches de l'atmosphère. Si c'est le piégeage qui augmente, alors on s'attendrait à plus de chaleur en bas et plus de fraîcheur en haut. Et c'est exactement ce qu'on observe : la stratosphère est plus froide !".Et voici maintenant une bonne nouvelle. 68% des Américains croient désormais que l'activité humaine est responsable du réchauffementclimatique. 69% croient que la Terre se réchauffe de manière significative. Il y a eu beaucoup de progrès mais voici le point clé : lorsqu'on donne aux gens une liste de défis à relever, le réchauffementclimatique est toujours en fin de liste. Ce qui leur manque est la notion d'urgence ! Si vous êtes d'accord avec les faits mais que vous ne ressentez pas l'urgence, qu'est-ce qui vous manque ? L'Alliance pour la protection du climat en relation avec une chaîne de télévision a organisé un concours mondial de spots et films publicitaires. Dans celui-ci on voit : "En 2005, les Etats-Unis ont relâché 6,1 milliards de tonnes de CO2 dans l'atmosphère. C'est équivalent à 1,2 milliards d'éléphants ! On ne peut plus ignorer les 1,2 milliards d'éléphants au-dessus de nos têtes !". En 2007, NBC a posé 956 questions aux candidats aux élections présidentielles, 2 seulement concernaient la crise climatique, ABC : 2 sur 844, Fox : 2 sur 601, CNN : 2 sur 481, CBS : 0 sur 319 !… du rire aux larmes, comme dans les vieilles campagnes anti-tabac !Et voici ce que nous sommes entrain de faire ! Voici la consommationd'essence d'une vingtaine de pays (dont la Chine)… et la nôtre ! Mais cen'est pas qu'un problème des pays développés. Les pays en voie de développement suivent maintenant notre trace et ils accélèrent le rythme. Leurs émissions de cette année sont équivalentes aux nôtres en 1965, et ils nous rattrapent dramatiquement ! En 2025, ils seront approximativement où nous étions en 1985.
Si les pays riches étaient complètement absents, nous aurions quand même une crise. Nous avons donné aux pays en voie de développement les technologies et les modes de pensée qui sont à l'origine de la crise. Voici une vue de la déforestation en Bolivie, sur une période de 20 ans. Voici les prises de pêche depuis les années 60 jusqu'à maintenant : nous devons arrêter ça !La bonne nouvelle est que nous en sommes capables ! Nous disposons destechnologies, il nous manque une vision unifiée pour affronter la situation. La lutte contre la pauvreté dans le Monde et le défi de la réduction des émissions des pays riches ont une même et simple solution. Cette solution est de mettre un prix sur le carbone ! Il nous faut une taxe sur le CO2, fiscalement neutre pour remplacer les taxes sur le travail (qui furent inventées par Bismarck… et beaucoup de choses ont changé depuis le 19ème siècle !).
Dans les pays pauvres, nous devons associer les remèdes à la pauvreté avec les solutions de la crise climatique. Les plans contre la pauvreté en Ouganda seront vains si on ne résout pas la crise climatique. Mais ces réponses peuvent faire une énorme différence dans les pays pauvres :- les énergies renouvelables sont souvent le meilleur moyen d'apporter l'électricité là où elle n'est pas- le marché des émissions apporte de nouvelles ressources pour un développement durable- les programmes de reforestation peuvent aider à maintenir lespopulations ruralesVoici une proposition publiée dans la revue Nature et dont on a beaucoup parlé en Europe. Il s'agit de centrales solaires installées dans le désert africain et mises en réseau pour alimenter toute l'Europe en électricité. C'est n'est pas de la science-fiction, c'est tout à fait réalisable. Nous devons le faire pour notre économie. Ces chiffres montrent que notre vieux modèle ne fonctionne plus : Toyota et Honda font respectivement 39 et 13% de profit tandis que General Motors et Ford perdent 33 et 40%. Si vous investissez dans les compagnies pétrolières, vous avez un portefeuille plombé par des "subprimes carbonées". Voici en revanche un aperçu des investissements qui pour moi ont un sens : géothermie, énergie solaire, conversion photovoltaïque,stockage d'énergie…
Vous avez déjà vu cette liste des pays qui ont ratifié le protocole de Kyoto, mais il y a du nouveau ! Des deux pays n'avaient pas ratifié, il n'en reste plus qu'un : les USA ! Il y eu des élections en Australie etune campagne a impliqué la télévision, internet, la radio et des spots publicitaires pour souligner le caractère d'urgence pour ces gens. Nous avons formé 250 personnes qui ont donné des conférences dans chaque ville et dans chaque village. Beaucoup d'autres choses ont contribué mais le premier ministre a annoncé que sa toute première priorité serait de changer la position de l'Australie à l'égard de Kyoto : et il l'a fait ! Il y a eu aussi une prise de conscience à cause d'une terrible sécheresse qu'ils ont subie. Un ami me disait qu'on devrait donner un nom aux sécheresses comme on le fait pour les cyclones… Nous ne pouvons pas attendre de subir la même sécheresse qu'en Australie pour changer notre culture politique.Et voici encore plus de bonnes nouvelles !
Il y a maintenant 780 villes favorables au protocole de Kyoto aux Etats-Unis… parmi lesquelles Monterrey où nous sommes ce soir.Et maintenant pour finir. Il a été question ces derniers jours de la valeur de l'héroïsme individuel, ça parait tellement banal et ça devient de la routine. Mais nous avons besoin d'une nouvelle génération de héros. Nous, en particulier nous qui vivons aux Etats-Unis d'Amérique aujourd'hui, mais aussi tout le reste du Monde, nous devons comprendre que l'Histoire nous place devant un choix. Notre culture est une culture de la distraction, mais nous avons une urgence planétaire et nous devons trouver les moyens de créer chez nos contemporains le sentiment d'une "mission de génération". Je souhaiterais pouvoir trouver les mots pour faire passer ce message. Il y a eu d'autres générations de héros : ceux qui ont apporté la démocratie sur cette planète, ceux qui ont aboli l'esclavage ou donné le droit de vote aux femmes, ceux qui ont ramené la démocratie en Europe. Nous pouvons le faire ! Ne me dites pas que nous n'avons pas la capacité de le faire alors que nous avons pu envoyer un homme sur la Lune ! Si nous avions seulement l'argent correspondant à une semaine de guerre en Irak, nous serions déjà en bon chemin pour relever ce défi. Nous avons toute la capacité pour le faire !Un point pour terminer : Je suis optimiste car je crois que nous avons la capacité, lorsque nous sommes confrontés à de grands défis, de mettre de côté nos distractions et de relever les défis que l'Histoire nous présente. Parfois j'entends des gens réagir face aux éléments factuels de la crise climatique en disant : "Oh ! Mais c'est terrible ! Quel fardeau sur nos épaules !". J'aimerais vous inviter à lutter contre cette attitude. Combien de générations dans l'histoire de l'humanité ont eu cette opportunité de relever des défis qui nous poussent littéralement à nos limites, des défis qui peuvent faire sortir de nous bien plus que ce dont nous aurions pu nous croire capables ? Je pense que nous devrions aborder ce défi avec de la joie et une immense gratitude car nous sommes la génération qui sera célébrée dans 1000 ans par des orchestres, des chanteurs et des poètes qui diront : "Ils ont puisé au plus profond d'eux-mêmes pour résoudre cette crise et poser les bases d'un futur brillant et optimiste pour l'humanité".Faisons-le ! Merci.


Al Gore / Monterey / Mars 2008(retranscription et traduction par Bruno Commère)

lundi 14 avril 2008

CHAUFFE EAU SOLAIRE HELIOS 200 LITRE


Kit complet:1 ballon 200 litres 2 échangeur 1 capteur solaire (2.03 m²)

Résistance électrique 1.5kW

Kit hydraulique ; Vase d'expansion 5 litres ; Station de contrôle complète.

2200€ au lieu de 2460,36€ proposé par Joliet Technology France SAS - Energie Renouvelable



Commentaire :

Voilà à quoi va a peu près ressembler l'installation qui va être faite dans les vestiaires de salle omnisport de Tramayes.

Chauffage aux granulés de bois: les question à se poser avant de choisir ce mode de chauffage?

Dossier réalisé par C.BAYARD et complété C.MARTZ.

Le problème du surdimensionnement d'une chaudière à bois à bûches ou pelletsUne erreur classique et très courante est le surdimensionnement des chaudières.Sur une chaudière fioul ou gaz, ce n’est pas bien grâve bien que la consommation augmente mais sur une chaudière bois à granulés c’est plus embêtant, et sur une chaudière bois à bûches, c’est une catastrophe.De plus cette surconsommation est souvent la cause de mécontentement à posteriori et de mauvaise publicité de ces systèmes alors que, bien dimensionnée, une chaudière bois est vraiment efficace et économique et écologique!

Comprendre les besoins thermiques et la régulation d'une chaudière

Pour bien comprendre le problème du dimensionnement, il faut comprendre les techniques de chauffe des technologies à bois et fossiles ainsi que la problématique d’équilibre thermique.Le chauffage d’une maison est un système en équilibre constant entre un flux de chaleur qui s’échappe de la maison (ce sont les pertes thermiques) et un flux de chaleur entrant (chauffage évidement mais aussi soleil, occupants...chaque personne apporte entre 80 et 120W suivant sa morphologie).Au long de l’année le besoin en chauffe d’une maison varie mais, à échelle plus réduire de temps (quelques heures), on a une demande de chauffe qu’on peut définir comme pratiquement fixe. Cette valeur de chauffe nécessaire est toujours inférieure à la puissance maximale de la chaudière.

Comment la chaudière s’adapte-elle à la puissance réellement nécessaire ?

Par son système de régulation mais surtout en fonctionnant par intermitance.Quand le brûleur de votre chaudière fioul de 30kW fonctionne, il délivre environ 30kW! Si le besoin dans la maison n’est que de 10kW, alors le brûleur s’arrête 2/3 du temps en moyenne en effet 10 kW = 1/3 * 30 kW.Un brûleur à fioul ou à gaz démarre en quelques secondes et s’arrête instantanément, il a été étudié pour cela et c'est un des avantages des combustibles fossiles.Mais ce n'est pas le cas d'un feu de bois. Voila tout la problématique liée au bon dimensionnement d'une chaudière à bois.

Très peu de régulation avec une chaudière à bûches

La régulation de la puissance par "hachage" (cycles marche/arrêt) est très mal adapté à la combustion du bois, pour ne pas dire impossible, puisqu'il faudrait éteindre les braises à chaque arrêt.Ainsi sur une chaudière à bois, le seul moyen de "réguler" la puissance est de jouer sur le tirage (en étouffant le feu de manière plus ou moins efficace donc).
Cette solution est assez limitée en efficacité et donc, comme il faut évacuer en permanence la chaleur un tampon thermique bois est donc quasiment toujours nécessaire sur tous les montage de chaudière à bûches! Voici une méthode en première approximation de calcul d'un tampon thermique et voici la présentation de notre montage chaudière bois avec tampon thermique.

Régulation limitée sur une chaudière à pellets

Le cas de la régulation est différent (moins pire) dans le cas des pellets mais pas résolu pour autant.Les constructeurs de chaudières à granulés ont donc cherché et trouvé des moyens de moduler la puissance des chaudières par différents dispositifs plus ou moins efficaces. Nous ne détaillerons pas ces dispositifs ici mais ces systèmes font varier essentiellement 2 facteurs: l'alimentation en combustible (impossible avec des bûches) et l'alimentation en air (comme avec les bûches).La modulation a toujours un seuil minimum, et le rendement à ce seuil minium n'est pas très bon. Autrement dit, et ceci est valable pour quasiment tous les systèmes à combustion - moteurs compris - le rendement est (le) meilleur lorsque le fonctionnement est proche de la pleine puissance de l'appareil. Pour consommer moins, il faut donc faire fonctionner sa chaudière bois, le plus souvent proche de sa puissance maximale, autrement dit: le moins souvent à ce seuil minimum.De plus, le re-allumage automatique des pellets est également assez difficile à effectuer technologiquement.
En effet; il est bien plus difficile d'enflammer automatiquement un combustible lorsqu'il est solide que liquide et, évidement, gazeux.

Un cas pratique

Si donc votre chaudière à granulés a une puissance max de 30kW, comme votre ancienne chaudière fioul, elle a une puissance minimale à modulation réduite de peut-être 8 ou 9kW donc lorsque le besoin en chauffe est de 4 ou 5 kW, elle devra s’arrêter 50% du temps.Pendant chaque phase de démarrage, elle va consommer plus d’électricité (pour allumer les granulés), et va gaspiller des granulés qui vont mal ou ne pas brûler et elle aura un rendement déplorable.
Lors de l’arrêt, elle va également gaspiller de l’énergie en balayant le foyer avec un courant d’air (pour des raisons de sécurité) envoyant au passage les calories dans la cheminée.

Une chaudière à granulés bien dimensionnée avec une régulation bien réglée doit fonctionner sur des périodes longues pour être efficace. Pour donner un ordre de grandeur, je dirais que des périodes de fonctionnement inférieures à 30 ou 40 mn ne sont pas favorables (alors qu’une chaudière fioul fonctionne parfois 5mn). De plus la période d’arrêt a intérêt à être courte, car dans ce cas le redémarrage est meilleur (présence de braise). Il vaut mieux une chaudière granulés qui marche 40mn et s’arrête 10mn que l’inverse.

Conclusion sur le choix de la puissance

N'hesitez pas à faire pressions sur le professionnel et surtout à en consulter plusieurs pour éviter absolument un surdimensionnement de votre installation, quitte à avoir recours à un chauffage d'appoint par très grand froid.

Par exemple:
a)un poêle à pellets qui sera entièrement payé par la différence de prix entre les 2 modèles de chaudières.
b) Un bilan thermique précis sera rentabilisé en quelques mois d'utilisation en cas de mauvais dimensionnement de votre installation. Pensez-y avant car après c'est trop tard!

Source : www.econologie.com
Rénovation et transformation d'une maison à chauffage 100% électrique en maison à chauffage solaire et bois en Lorraine




Voici un témoignage et reportage photo par le propriétaire d'une maison solaire-bois.



Vous pouvez également présenter votre propre installation solaire sur nos forums si vous le désirez.Cette maison est située à Basse-Rentgen en Lorraine, donc dans le Nord où, il n'y a, d'après les idées préconçues jamais de soleil donc mais heureusement, la réalité est bien différente...


Pourquoi j'ai choisi l'énergie solaire?





Avant de commencer ma rénovation solaire il y a trois ans, j'ai demandé deux devis à des professionels simplement pour l'eau chaude sanitaire. Le premier devis était à 4500euros et le deuxième devis à 5000auros, pour deux capteurs, soient 4m2 en tout, et un ballon et les accéssoires hydrauliques.Bref plus de 1000€ TTC par m², ce qui m'a décidé à le faire en auto construction avec APPER ce qui m'a permis de mettre un appoint solaire pour le chauffage basse température également. Bref une pierre 2 coups! Le piège des subventions...



Mon installation eau chaude sanitaire en autoconstruction et en série sur le ballon électrique ne m'a couté que 1200 Euros hors subvention.


En effet; les travaux réalisés soi même ne sont pas subventionnés (et pour cause: on gagnerait de l'argent à les faires).Mais au final, même avec les subventions de l'Etat et de la région Lorraine, cela m'aurait quand même couté plus cher de faire appel à un professionnel.Je pense que les subventions ont tendance à faire monter artificiellement le prix des installations solaires ce qui n'est pas une bonne chose.
Autrement dit: la prime ne va pas dans le développement durable mais dans la poche de l'installateur.En solaire thermique on gagne a tous les niveaux.Cerise sur le gateau, comme j'ai fais en autoconstruction, j'ai pu faire des petites optimisations personnelles.



Par exemple; j'ai branché le lave vaisselle directement sur l'eau chaude solaire qui arrive à 60°C et le lave linge est alimenté avec de l'eau solaire à 35°C avec une vanne thermostatique.Encore des économies d'énergie vue que les deux plus gros consommateurs de la maison sont les résistances de ces deux appareils et quelles n'ont plus besoin de chauffer. Et la rentabilité dans tout ça? Sans subventions c'est rentable, avec ca l'est beucoup moins...Explications


Beaucoup de gens pensent que le solaire est une fumisterie économique, c'est vrai en achetant du matériel hors de prix comme on en voit souvent mais c'est faux en faisant des choix technologiques judicieux et surtout en n'entrant pas dans le piège des subventions.Comme je l'ai dis plus haut, le système des primes monte les prix et je me demande si ce n'est pas voulu par les gouvernements et leur système de primes d'ailleurs...pour éviter que l'énergie solaire ne se développe trop vite...Trève de blabla, je viens de faire un petit calcul re retour sur investissement de mon installation:

a) solaire sanitaire seul, amortissement: 2 ans.

b) plancher chauffant solaire et bois, amortissement: 4 ans








Ces 2 calculs ont été fait en prenant en compte :

a) le coût des travaux: l'achat du plancher chauffant, du poêle, de la cuve, des panneaux solaires, des circulateur, des sonde, conduites, isolation, ragréage spécial du sol chauffant, et diveres autres dépenses + coût énergie actuel.

b) le coût énergie annuel de la maison avant travaux: le prix actuel de l'électricité dans une maison tout électrique avec compteur bi-horaire et du prix du bois actuel. Evidement la main d'oeuvre n'a pas été compté puisque réalisé par moi même, mes amis ou ma famille.


Pour information, la conso de bois des deux premières années, 10 steres et maintenant 6 steres avec le complément du chauffage solaire.


Source : http://www.econologie.com/
Agrocarburants ou biocarburants? Proposition de définition pour les distinguer

Les agrocarburants sont actuellement très à la mode dans les médias mais il sont également très critiqués notamment par certains écologistes qui les condamnent systématiquement.Cette condamnation des biocarburants au sens large a notamment pour raison l'influence qu'ils ont sur le cours des céréales et par conséquence, sur la capacité de l'agriculture à nourir les hommes, ce qui est, rappelons le, sa fonction première. Pour plus de détails à ce sujet lisez la nouvelle agrocarburant, manger ou conduire est ce la bonne question?Or trop souvent ces condamnations (justifiées pour certaines mais pas dans d'autres cas) sont rapidement généralisées à tous les biocarburants, chose difficilement acceptable car mensongères dans bien des cas, c'est à dire sur les biocarburants de 2ieme et 3ieme génération!

Nous aimerions donc proposer une distinction de définition entre les notions d'agrocarburants et de biocarburants suivant le critère, très simple, suivant :

- Agrocarburant : carburant réalisé à partir de plantes nourricières ou alimentaires. Exemple: éthanol réalisé à partir de maïs ou de blé.

- Biocarburant : carburant réalisé à partir de ressources biologiques non alimentaires (pour l'homme ou nos élevages).

Exemple: éthanol réalisé à partir de déchets ligneux (bois).Ainsi on retrouverait la notion d'agriculture pour les agrocarburants et cela permettrait d'arrêter l'amalgamme qui condamne systématiquement tous les biocarburants parce que 3 multinationales ont décidé de développer actuellement les pires agrocarburants au niveau bilan énergétique global...

Source : www.econologie.com

lundi 31 mars 2008

Festival NACUGA à St Léger sous la Bussière

Idée


Organiser un événement ce prénommant, qui aura lieu à Espace Château DES www.chateau-des.com à Saint Léger sous la Bussière. L’idée est d’associer les domaines nature, culture et la gastronomie dans un lieu avec un sujet commun et une vision globale. L’évènement se déroulera pour la première fois sous NaCuGa® Festival 2008. NaCuGa doit être une expérience à multiples facettes pour les jeunes et les plus âgés.



Projet


« ESPACE CHATEAU DES » et l’association « château des – les ateliers 1901 » organisent et mettent à disposition le lieu, son infrastructure pour les différentes activités et cherchent des partenaires qui ont les compétences appropriées. Les différentes activités doivent être synergétiques et avoir un but durable et écologique. Cet événement a pour but de se répéter chaque année.

Signification du terme NaCuGa : Na = Nature Cu = Culture Ga = Gastronomie

NaCuGa apparaît sous le nom suivant sur Internet : http://www.nacuga.org/


NaCuGa


2008, première année d’un évènement qui se déroulera du 26 juillet au 3 août 2008, à renouveler sans modération…., dans un parc de 4 hectares sur lequel sont dispersés le château, l’atelier, la salle de séminaire, l’arène de plein air, la verrière, le restaurant biologique, le potager de légumes connus ou oubliés –biologiques aussi -naturellement…


Quelques mots clefs permettent d’entrer dans ce ‘coffre aux trésors’. Na comme Nature, Cu comme Culture, Ga comme Gastronomie : la première porte est franchie… Le Festival, car c’en est un, s’ouvrira à l’Espace Château DES, le week-end du 26 juillet par un bouquet d’activités et de manifestations multiples avec des partenaires locaux et régionaux .

Là aussi, encore quelques clefs pour franchir cette deuxième porte : Ecologie, Biologie, Energies renouvelables, Maisons en paille et en bois, Equitable (le commerce, entre autres), Développement durable, Terroirs...

Quelques pièces adjacentes nous disent encore : ‘Maisons et Construction à basses consommations, Chauffage au bois déchiqueté… Neuf jours durant, Espace Château DES sera un lieu de rencontres entre le public, les institutions, les producteurs, les créateurs, les consommateurs… L’ancrage sera local et régional. Gommant les distances et les frontières, une plate-forme Internet sera utilisée comme forum d’échange et d’information. Les aspects pédagogiques, ludiques, festifs, socioculturels, artistiques sont le fondement de cette manifestation.

Deux marchés s’installeront dans le parc : l’un, biologique, avec ses animations – destiné aux gourmands, aux exigeants, toujours en recherche de qualités gustatives, de vie saine , l’autre, un marché aux puces qui redonnera vie à vos anciens objets. Il sera destiné aux chineurs, aux imaginatifs, aux bricoleurs, aux artistes en herbe sachant mettre en valeur n’importe quel objet, même le plus insignifiant. Il pourra aussi être un lieu de troc.
Des ateliers, dans l’esprit des maîtres de céans, Ursula GUHL, professeur à l’école supérieure des Beaux-Arts de Zurich et Lorenz KLOTZ , le « chef d’orchestre » de l’Espace Château DES, permettront de repartir, après ces quelques heures, ces quelques jours, le corps et l’esprit satisfaits, riches de nouvelles expériences : potager bio, cuisine bio, pain cuit dans un four à pain, compost et terre, légumes anciens, miel, vin…Des colloques, discours, causeries, séminaires, iront dans le sens de cette démarche NaCuGA : production bio/ produits terroirs/ « slow-food », assainissement écologique, récupération des eaux de pluie, gestion des déchets, chauffage au bois, concept bois déchiqueté, granulés…


Des expositions sur des sujets Nature Ecologie, Culture, Gastronomie couronneront le tout.L’aspect ludique ne sera pas négligé non plus : musique, cirque et autres animations contribueront à l’aspect festif de la manifestation. Le soir, théâtre et musique seront les thèmes porteurs.


‘Cerise sur le gâteau’ : couronnement d’un week-end hors du commun, un prix de Design/écologique « Éco-prix NaCuGa » 2008, catégorie jeunes (coopération avec les lycées) et adultes ‘Objets bougeant dans tous les sens’ sans énergie fossile (‘Low technologie’) gratifiera les lauréats.Pendant la semaine qui suivra : il sera possible de savourer, à midi, une restauration biologique et gastronomique tout à la fois, de profiter de soirées à thèmes, d’expositions, de concerts/théâtres, de repas….

dimanche 30 mars 2008

Sondages sur Référendum d’initiative citoyenne.

- 82 % des Français souhaitent « pouvoir lancer des référendums sur les sujets de leur choix.. » ( Sofres pour «Lire la politique» du 12 mars 2003). http://www.sofres.fr/etudes/pol/310303_particpol_r.htm
- 88 % des Français pensent «qu’il faudrait faire un Référendum si un nombre élevé de gens le demandent» p. 112 dans «La Démocratie à l’épreuve» Gérard Grunberg (Presse de Sc-Po)

- 68% des Français sont pour « Le référendum d’initiative populaire, qui pourrait être
demandé par 500 000 signatures de citoyens » ( BVA du 11 07.2007 pour le Figaro/LCI )
http://www.bva.fr/data/sondage/sondage_sondage/589/sondage_fichier/fichier/rapportraformeinstitutionstd915_623e3.pdf
Il y a une baisse car la modalité est précisée et que le chiffre de 500.000 a pu écarter des oui qui le considère trop élevé et d’autre faible. Cette modalité est mauvaise.

Terminons encore par une question du sondage BVA de Juillet 2007 :
« A qui accorder prioritairement de nouveaux pouvoirs ? Aux citoyens 66%, au Parlement 28% »

« Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue » V.HUGO